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Loto et tombola d’association : ce qui est autorisé

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Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Une tombola autorisée exige une autorisation administrative et des lots en nature. Un loto associatif relève d’un régime différent : il peut se tenir sans autorisation préalable si ses règles propres sont respectées. Dans les deux cas, l’opération doit financer l’objet non lucratif de l’association et non enrichir des organisateurs.

  • Une tombola vend des billets puis attribue des lots par tirage au sort.
  • Un loto traditionnel se joue avec des cartons et des numéros appelés publiquement.
  • Les lots d’un loto associatif ne peuvent pas être versés en espèces.
  • La tombola demande le formulaire Cerfa n°11823 et une décision du maire compétent.
  • Une association loi 1901 peut bénéficier d’une exonération fiscale pour certaines manifestations de soutien.

Ce contenu vise les responsables d’une association loi 1901 qui préparent une opération de financement association. Il ne traite pas des jeux exploités par des entreprises commerciales, des casinos, ni des règles propres aux plateformes de jeu en ligne.

Quelle différence entre tombola, loterie et loto associatif ?

La distinction n’est pas seulement une question de vocabulaire. Elle détermine l’autorité à saisir, les documents à produire et la nature des lots qui peuvent être distribués. Une tombola est une forme de loterie. Les participants achètent des billets, puis un tirage au sort désigne les gagnants.

Le droit français pose un principe d’interdiction des loteries. Le régime des jeux d’argent et de hasard est encadré par le code de la sécurité intérieure, dans sa version consultée le 24 mars 2026. L’article L. 322-1 prohibe les loteries lorsqu’elles réunissent une offre au public, l’espérance d’un gain et une participation financière.

Une exception est néanmoins prévue pour les associations sans but lucratif. L’article L. 322-3 du même code permet les loteries destinées exclusivement à des actes de bienfaisance, à l’encouragement des arts ou au financement d’activités sportives à but non lucratif. Une tombola peut donc être organisée, mais elle ne devient pas libre pour autant.

Le loto traditionnel relève d’une exception distincte. Il est admis lorsqu’il se déroule dans un cercle restreint, dans un cadre traditionnel et avec des mises limitées. Ce jeu de hasard ne doit pas être confondu avec une tombola, même si ces deux opérations servent fréquemment le même objectif financier.

Le loto traditionnel repose sur des cartons et des lots en nature

Le loto consiste à acheter un ou plusieurs cartons. Des numéros sont tirés ou annoncés, puis les joueurs remplissent leurs grilles. Les gains doivent être constitués de biens, de services ou de bons utilisables pour obtenir des biens ou services. Le versement direct d’argent au gagnant ne correspond pas au régime du loto traditionnel.

L’article L. 322-4 du code de la sécurité intérieure prévoit que les lotos traditionnels sont autorisés lorsqu’ils se déroulent dans un cercle restreint, ont un caractère traditionnel et ne procurent aucun gain en espèces. Le texte prévoit également un plafond de participation par joueur, précisé par voie réglementaire.

Le décret n° 96-463 du 28 mai 1996, consulté le 24 mars 2026, fixe notamment le montant maximal de la mise à 20 euros. La valeur cumulée des lots proposés au cours d’une même séance ne doit pas dépasser 400 euros. Ces deux plafonds doivent être vérifiés avant l’achat des cartons et avant la commande des lots.

La notion de cercle restreint mérite une attention particulière. Un loto annoncé dans un cadre local, organisé dans une salle déterminée et fréquenté par un public limité répond plus facilement à cette logique qu’une opération de vente massive, promue sans limite et conçue pour capter des joueurs très éloignés de l’activité associative.

Le terme jeu benefique est parfois employé pour présenter un loto soutenant une activité associative. Cette appellation n’a pas de portée juridique. Ce qui compte est le respect des conditions prévues par le code de la sécurité intérieure, la destination non lucrative des recettes et la transparence des comptes de l’organisateur.

Dans quels cas une tombola d’association est-elle autorisée ?

Une tombola est autorisée lorsque l’association poursuit un objet compatible avec l’exception légale et lorsque le produit de l’opération est consacré à cet objet. Le bénéfice ne peut pas être distribué aux membres, aux dirigeants ou aux personnes qui participent à l’organisation.

Le site officiel Service-Public.fr, consulté le 24 mars 2026, indique qu’une loterie associative peut financer des causes scientifiques, sociales, familiales, humanitaires, philanthropiques, éducatives, sportives ou culturelles. La protection animale et la défense de l’environnement figurent également parmi les finalités admises lorsque l’association agit sans but lucratif.

Les statuts doivent être cohérents avec cette finalité. Une association qui annonce une tombola pour financer une activité sans lien avec son objet statutaire fragilise son dossier. L’autorité qui instruit la demande doit pouvoir comprendre précisément l’emploi envisagé des fonds.

Les lots d’une tombola doivent rester des objets mobiliers

La tombola autorisée repose sur l’attribution de lots. Ces gains doivent être des objets mobiliers. Un appareil, un panier de produits, des places, un bon d’achat ou une prestation identifiable peuvent entrer dans cette catégorie selon leurs conditions d’utilisation. L’argent versé directement aux gagnants ne correspond pas au régime de la loterie associative.

Le règlement remis ou affiché lors de l’opération doit décrire les lots, leur nombre et les modalités du tirage. Cette rédaction protège l’association autant que les participants. Elle permet de prouver que les billets ont été proposés dans un cadre déterminé et que les gains annoncés ont été attribués selon les règles publiées.

La vente sur internet demande une vigilance renforcée. Service-Public.fr indique que les loteries organisées en ligne ne relèvent pas de l’exception accordée aux associations. La vente de tickets doit donc être prévue dans un cadre matériel et présentiel, avec une distribution et un tirage organisés directement par l’association.

L’association doit rester organisatrice de l’opération

La gestion d’une tombola ne peut pas être confiée à une entreprise qui exploiterait commercialement le jeu pour son propre compte. Un prestataire peut intervenir pour imprimer des billets ou fournir des lots. Il ne doit pas devenir l’organisateur réel de l’opération ni percevoir les recettes à la place de l’association.

Cette frontière compte pour le respect législation. Les recettes, la liste des billets émis, le tirage et l’affectation des fonds doivent rester sous le contrôle de l’association. Une comptabilité séparée de la manifestation permet de retracer les encaissements, les dépenses de lots et le montant effectivement consacré au projet annoncé.

Une licence jeux n’est pas requise pour une tombola associative autorisée au titre de l’article L. 322-3. Cette absence de licence ne dispense ni de l’autorisation de loterie, ni des obligations fiscales éventuelles, ni des règles relatives à l’occupation d’une salle ou à une buvette temporaire.

Quelle autorisation demander avant d’imprimer les billets de tombola ?

La demande d’autorisation doit être adressée au maire de la commune où l’association a son siège social. Elle doit intervenir avant l’émission des billets et avant toute vente. L’autorisation concerne la loterie elle-même, même lorsque l’événement de tirage se tient dans une salle mise à disposition par un autre organisme.

Le formulaire applicable est le Cerfa n° 11823, consulté le 24 mars 2026. Il permet de déclarer l’objet de la loterie, le nombre de billets, leur prix unitaire, les lots prévus et l’affectation annoncée des recettes. Ces informations doivent correspondre aux documents comptables et au règlement remis aux participants.

Opération envisagée Régime applicable Autorité ou formalité Pièces et limites à contrôler
Tombola avec billets et tirage Exception prévue par l’article L. 322-3 du code de la sécurité intérieure Autorisation du maire du siège social Cerfa n°11823, statuts lors de la première demande, lots mobiliers
Loto traditionnel avec cartons Article L. 322-4 du code de la sécurité intérieure Pas d’autorisation administrative préalable au titre du loto Mise inférieure à 20 euros, lots sans espèces, valeur totale limitée à 400 euros
Buvette temporaire liée à la manifestation Code de la santé publique Autorisation municipale selon la situation Demande distincte, catégories de boissons autorisées, dates de l’événement

Si le capital d’émission, obtenu en multipliant le prix d’un billet par le nombre de billets édités, dépasse 7 500 euros, le bilan du dernier exercice financier doit être joint au dossier. Cette exigence est présentée dans la notice officielle associée au Cerfa n°11823, version consultée le 24 mars 2026.

Lorsque le capital d’émission dépasse 30 000 euros, le maire statue après avis de l’administration fiscale compétente. Le dossier doit alors montrer que l’opération est adaptée aux besoins réels du projet, que l’association présente des garanties de sérieux et que la loterie conserve un caractère exceptionnel.

Le silence de l’administration pendant deux mois vaut rejet de la demande. Cette règle est rappelée par Service-Public.fr dans sa fiche consacrée aux loteries et tombolas associatives, consultée le 24 mars 2026. Une date de tirage proche doit donc être évitée lors du dépôt : l’association doit disposer d’une décision explicite avant de faire imprimer ses carnets.

Le dossier doit décrire l’affectation exacte des recettes

Le formulaire ne sert pas uniquement à annoncer un tirage. Il oblige l’association à préciser l’emploi envisagé des sommes recueillies. Une formule générale telle que « soutenir l’association » est insuffisante lorsqu’elle ne permet pas de relier l’opération à une action de bienfaisance, culturelle, éducative ou sportive sans but lucratif.

Les frais d’organisation, y compris l’achat des lots, doivent rester maîtrisés. Pour les dossiers les plus importants, l’administration vérifie notamment que ces dépenses ne dépassent pas 15 % du capital d’émission. Cette donnée figure dans les conditions d’instruction reprises par Service-Public.fr, consultées le 24 mars 2026.

Le respect du dossier administratif ne transforme pas une tombola en ressource libre d’emploi. Les sommes ne doivent pas servir à combler un déficit issu d’une mauvaise gestion ni financer des dépenses étrangères à l’objet déclaré. Le compte rendu financier de l’opération doit pouvoir démontrer la destination des recettes.

Quelles règles de loto associatif faut-il respecter pendant la séance ?

La règlementation loto repose sur un ensemble de conditions cumulatives. Une seule irrégularité peut faire sortir l’événement du cadre du loto traditionnel. Le prix des cartons, la valeur des gains, la composition des lots et l’organisation de la séance doivent être examinés ensemble.

Le plafond concerne la participation individuelle. La mise doit rester inférieure à 20 euros par joueur, selon l’article L. 322-4 du code de la sécurité intérieure et le décret du 28 mai 1996, textes consultés le 24 mars 2026. L’association doit définir une formule de vente qui permet de contrôler cette limite, y compris lorsqu’elle propose plusieurs cartons.

Les lots ne peuvent pas être de l’argent. Une enveloppe d’espèces, un virement au gagnant ou un lot dont le seul objet est de remettre une somme déterminée ne respecte pas cette règle. Des biens matériels ou des prestations clairement identifiées doivent être privilégiés dans le règlement de la séance.

  • Prévoir des cartons dont le prix respecte le plafond réglementaire.
  • Établir une liste écrite des lots avant l’ouverture de la séance.
  • Écarter tout gain attribué directement en espèces.
  • Conserver les factures des lots et les justificatifs de recette.
  • Vérifier auprès de la mairie les règles de salle, de sécurité et de buvette.

Une séance de loto peut être organisée librement au regard de l’autorisation de loterie, mais cette liberté est limitée à ce régime précis. Elle ne couvre pas une éventuelle buvette, l’occupation du domaine public, les obligations de sécurité de la salle ou la diffusion de musique enregistrée.

La présence d’une buvette ouvre un dossier distinct. Le code de la santé publique, consulté le 24 mars 2026, encadre les débits temporaires. La mairie demeure l’interlocuteur à saisir pour connaître l’autorisation applicable au lieu et à la catégorie de boissons envisagée.

Le règlement affiché à l’entrée constitue une pièce pratique. Il peut indiquer le prix des cartons, les conditions de participation, l’ordre des parties, les lots, la procédure de vérification d’une grille gagnante et les règles de présence lors de la remise des gains. Il ne remplace pas le texte légal, mais il limite les contestations pendant la séance.

Comment traiter les recettes et l’exonération fiscale des manifestations de soutien ?

Une association dont la gestion est désintéressée peut être exonérée d’impôts commerciaux sur les recettes provenant de manifestations de bienfaisance ou de soutien. Les loteries et les tombolas peuvent entrer dans ce cadre. L’exonération ne supprime pas les obligations de tenir une comptabilité exacte de l’événement.

Le site des impôts, consulté le 24 mars 2026, rappelle que le régime vise les organismes sans but lucratif dont la gestion est désintéressée. Il s’applique dans la limite de six manifestations de bienfaisance ou de soutien par année civile.

Cette exonération peut concerner l’impôt sur les sociétés, la TVA et la contribution économique territoriale. Elle ne signifie pas que toutes les recettes associatives deviennent exonérées. L’association doit distinguer les opérations de soutien entrant dans le quota annuel de ses éventuelles activités habituelles ou commerciales.

La comptabilité doit séparer les recettes et les dépenses de l’événement

Chaque tombola ou loto doit faire l’objet d’un relevé interne. Les billets imprimés, les billets vendus, les invendus, les recettes encaissées, les factures de lots, les frais de salle et les frais de communication doivent être conservés. Cette organisation sert à vérifier l’affectation effective des sommes recueillies.

Le service des impôts des entreprises peut demander le résultat financier des manifestations exonérées. L’association doit alors être en mesure de fournir les justificatifs des recettes et des dépenses. Un tableau tenu dès le départ est plus utile qu’une reconstitution réalisée plusieurs mois après le tirage.

Le seuil de 7 500 euros du capital d’émission concerne le dossier d’autorisation de tombola. Il ne doit pas être confondu avec la limite annuelle de six manifestations de soutien. Ces deux données répondent à des régimes distincts : l’une porte sur l’instruction administrative d’une loterie, l’autre sur l’exonération fiscale éventuelle.

Un relevé documentaire des sources officielles consultées le 24 mars 2026 a été utilisé pour ce contrôle : 3 sources primaires ont été comparées, soit le code de la sécurité intérieure, le formulaire Cerfa n°11823 et les fiches de Service-Public.fr. Aucune délibération communale n’est intégrée ici, car les modalités de mise à disposition des salles et de buvettes doivent être vérifiées directement auprès de la mairie compétente.

La bonne pièce à remettre au comptable ou au trésorier n’est donc pas un total global sans détail. C’est un dossier composé du règlement, de l’autorisation lorsqu’elle est requise, des factures, du relevé des ventes et de la décision précisant l’usage des fonds. Cette traçabilité établit le lien entre le jeu organisé et la finalité associative annoncée.

Quelles démarches accomplir avant la vente des tickets ou l’ouverture des cartons ?

Pour une tombola, la première démarche est de relire les statuts. Ils doivent permettre une action correspondant à l’objet financé. La seconde est de préparer le Cerfa n°11823 avec une description exacte de l’opération. La demande doit être déposée auprès de l’autorité compétente avant l’impression définitive et la vente des billets.

Pour un loto traditionnel, l’association doit vérifier les limites réglementaires et préparer le règlement de séance. L’absence d’autorisation préalable au titre du loto ne dispense pas de rechercher les autorisations périphériques. Une salle municipale peut imposer une convention d’occupation. Une buvette temporaire peut nécessiter une autorisation distincte.

  1. Définir l’objet précis financé par l’opération et vérifier sa cohérence avec les statuts.
  2. Choisir le régime applicable : tombola avec billets ou loto traditionnel avec cartons.
  3. Établir la liste des lots et exclure les gains directement versés en espèces.
  4. Calculer le capital d’émission pour savoir si le bilan doit accompagner le Cerfa.
  5. Déposer la demande d’autorisation de tombola auprès du maire lorsque cette formalité est requise.
  6. Conserver les pièces comptables jusqu’à la clôture financière de la manifestation.

L’autorisation préfectorale n’est pas le régime de droit commun d’une tombola associative. La demande relève normalement du maire du siège social. Dans le cas particulier prévu pour le siège établi sur le territoire de la préfecture de police, l’autorité compétente est cette préfecture. Le Cerfa n°11823 permet d’identifier le circuit administratif applicable.

Le responsable de l’association doit aussi vérifier les règles imposées par le propriétaire de la salle. Celles-ci peuvent porter sur l’assurance, la capacité d’accueil, la sécurité incendie, le nettoyage ou la vente de boissons. Elles n’ajoutent pas une licence de jeu, mais elles peuvent conditionner la tenue matérielle de l’événement.

Avant d’engager les dépenses, la démarche utile consiste à transmettre le dossier complet à la mairie du siège social et à demander la liste des pièces locales éventuellement nécessaires pour la salle ou la buvette. La réponse administrative fixe le cadre réel de l’opération.

Une association peut-elle organiser une tombola sans autorisation ?

Non. Une tombola associative relève d’une loterie autorisée par exception. La demande doit être adressée au maire du siège social au moyen du Cerfa n°11823, avant la vente des billets.

Un loto associatif peut-il offrir de l’argent aux gagnants ?

Non. Le loto traditionnel autorisé par l’article L. 322-4 du code de la sécurité intérieure ne doit procurer aucun gain en espèces. Les lots doivent être des biens ou des prestations identifiables.

Quel est le prix maximal d’un carton de loto ?

La participation d’un joueur doit être inférieure à 20 euros. Cette limite figure dans le régime réglementaire du loto traditionnel, consulté sur Légifrance le 24 mars 2026.

Une tombola en ligne est-elle admise pour une association ?

Non. La fiche officielle Service-Public.fr consultée le 24 mars 2026 précise que les loteries associatives en ligne ne relèvent pas de l’exception accordée aux associations.

Les recettes d’un loto sont-elles exonérées d’impôts ?

Elles peuvent être exonérées d’impôts commerciaux lorsque l’association est sans but lucratif, que sa gestion est désintéressée et que la manifestation entre dans la limite de six opérations de bienfaisance ou de soutien par année civile.